BTS SIO · Veille technologique
Dans un monde hyperconnecté, les plateformes numériques sont devenues de véritables champs de bataille stratégiques. Cette veille recense les articles clés publiés entre septembre 2025 et mai 2026 sur la manipulation de l'information à l'ère numérique.
La suspension du fact-checking par Meta et les réductions de modération sur X amplifient les fake news. Analyse de la guerre informationnelle qui se déploie sur les plateformes au détriment des minorités de genre.
Décryptage de l'astroturfing, des fermes à trolls russes et du rôle multiplicateur de l'IA dans la propagande. 86 fermes russes identifiées en Ukraine, responsables de 3 millions de faux comptes visant 12 millions d'utilisateurs.
Étude dans npj Complexity : les métaphores comme « guerre de l'information » simplifient un phénomène systémique complexe. Le WEF classe la désinformation comme principal risque mondial sur la période 2025–2026.
Influenceurs instrumentalisés, deepfakes générés par IA, raids numériques coordonnés : TikTok, X et Telegram ne sont plus de simples plateformes mais de véritables champs de bataille géopolitiques.
La Chine, la Russie et l'Iran financent un réseau mondial d'influenceurs et de médias pro-autoritaires. Un tiers des Américains ne croit plus à la liberté de la presse sans censure d'État — signe que la désinformation adversariale fonctionne.
L'IA génère des mythologies politiques (« deep lore ») : mèmes, narratifs héroïques, images surréalistes. Le vrai danger n'est pas le deepfake mais ces récits viraux qui reconfigurent imperceptiblement les perceptions collectives.
Des acteurs étatiques et privés utilisent l'amplification algorithmique pour orienter les récits sur la transition verte. L'AI Act de l'UE encadre désormais les systèmes trompeurs, mais la conformité des grandes plateformes reste très inégale.
88 % des fausses informations se propagent via les réseaux sociaux. L'affaire du charnier de Gossi illustre comment la France a contré en temps réel une opération Wagner au Sahel grâce à des images de drones publiées sur Twitter.
La suppression des fact-checkers par Meta et les changements sur X aggravent la désinformation dans les zones de conflit actif. Cette déstabilisation informationnelle complique la résolution des crises et les efforts de paix.
La confrontation géoéconomique en tête des risques, la désinformation au 2e rang sur deux ans. 68 % des experts anticipent un ordre mondial multipolaire ou fragmenté à horizon décennal, aggravant les risques informationnels.
Al Jazeera obtient en moyenne 580 % de réactions de moins que les « curateurs d'informations » indépendants. Les influenceurs sans filtres éditoriaux dominent désormais la guerre de l'information au Moyen-Orient.
Les régimes autoritaires livrent aux démocraties une « guerre de l'information » combinant désinformation, malinformation et complotisme. La Russie a usurpé les sites du Monde et du ministère des Affaires étrangères français.
En 2025, les opérations cyber s'intègrent à la gestion de l'escalade militaire. La guerre Israël–Iran de juin 2025 a illustré la synchronisation inédite des cyberattaques, des hacktivistes et des campagnes d'influence sur les réseaux sociaux.
La Chine s'appuie sur Sun Tzu et l'idéologie léniniste pour contrôler les récits : censure intérieure et propagande internationale. La suppression du fact-checking par Meta aggrave la diffusion de fausses informations dans les démocraties.
Des hackers russes ont pris le contrôle d'un barrage norvégien en 2025. Des campagnes de désinformation ciblent les dirigeants pro-Ukraine. En Iran, les coupures internet et le filtrage du trafic amplifient la propagande officielle sur les réseaux.
La désinformation agit comme un toxin lent qui érode la confiance multilatérale. Les campagnes pro-russes visent à fragmenter les alliances transatlantiques et à promouvoir la multipolarité en discréditant les dirigeants européens.
Une fuite massive révèle comment le GRU (renseignement militaire russe) forme ses agents à la création de campagnes de désinformation virale et de propagande psychologique sur les réseaux sociaux occidentaux.
Lors de la conférence mondiale de l'UNESCO à Lusaka, focus sur la chute de l'indice de liberté de la presse. L'analyse met en lumière la militarisation de l'IA générative pour fabriquer des deepfakes sexuels ou des usurpations d'identité visant à détruire la crédibilité des journalistes sur les plateformes numériques.